Rome, de l’Antiquité au Street Art

Il y a entre nous, simples touristes touchés par le syndrome de Stendhal, et ces œuvres d’art en profusion réalisées aux quatre coins et recoins de Rome, des centaines voire des milliers d’années. Le Bernin, Michel-Ange, Le Caravage ou Raphaël… ces artistes prestigieux ont marqué à jamais l’histoire de la cité éternelle. Mais Rome n’est pas qu’un musée à ciel ouvert. Ou plutôt si, mais un musée qui se renouvelle grâce à une nouvelle génération d’artistes des temps modernes, adeptes du graffiti. Leurs fresques, visibles dans différents quartiers de la ville bénéficient désormais d’une nouvelle visibilité à travers le soutien financier et publicitaire de la municipalité.

Les références

Un parcours conseillé de street-art est en ligne depuis 2015 sur le site officiel du tourisme à Rome, ainsi qu’une application réalisée par le magazine Art Tribune. À l’instar de villes comme New York, Paris, Londres ou bien encore San Paolo, Rome est désormais une ville qui compte dans le domaine du street art. Et l’on s’en rend vite compte en se promenant dans certains quartiers de Rome comme Pigneto, Ostiense, la zone étudiante de San Lorenzo ou Testaccio, moins fréquentés des touristes plutôt massés devant le Colisée, l’escalier de la Piazza di Spagna ou la Fontaine de Trevi.

On peut aussi en observer dans certains passages souterrains (habituellement associés à des endroits plutôt glauques où l’on presse le pas) : c’est le cas de celui non loin de la station de métro de Libia, où des fauves et serpents évoluent dans une jungle tropicale murale.

Ostiense

Le quartier Ostiense regorge d’œuvres de Street Art, et notamment près du Gazomètre, offrant au promeneur un paysage plus proche de ce que l’on peut imaginer à Berlin que dans la cité antique de Rome.

Parmi les œuvres monumentales de ce quartier, citons les fresques gigantesques de Blu, un graffeur de Bologne bien connu dans le milieu, et aujourd’hui exposé dans la galerie Jonathan Levine à New York. Celles-ci recouvrent un ancien bâtiment militaire aujourd’hui transformé en logements sociaux et QG de militants aux droits du logement.

Citons aussi le surprenant loup en plein saut sur un immeuble de Testaccio, une création signée ROA, un artiste belge.

Cet art de la rue est aujourd’hui devenue une fierté pour la ville, tant et si bien que la mairie a passé commande d’une quarantaine de fresques en 2015, dont plusieurs à des artistes italiens comme Sten Lex, Alice Pasquini ou Jerico.

Alors, on met de côté les antiquités pour découvrir Rome, la cool !

 

© Photo principale et photos de l'article : Gwenaëlle Simon